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LES MUSES FRANÇAISES

que avec une âme agrandie, que le poète reprendrait l’œuvre interrompue ; ce serait aussi avec une science plus parfaite du vers, avec un goût plus épuré et plus hardi, avec une technique plus sûre, une personnalité plus originale et plus vibrante. »

BIBLIOGRAPHIE. — Poésies : Vibrations, Ollendorfl, Paris, 1889. — Femmes antiques (couronné par l’Académie française), Ollendorfï, Paris, 1890, in-18 ; édition illustrée, Conquet, Paris, 1892. — A-ristophane et Molière, un acte en vers, Colin, Paris, 1897. — PROSE. — Cléopdtre, roman historique, 1892. — Ximénès, roman, 1893 ; nouvelle édition 1902. — Le Mime Bathylle, 1894. — Sur la Pente, 1894. — Le Roman d’une âme, 1895. — Le Double Joug, roman, 1897. — La Danseuse dePompel, Hérille, roman, 1901. — Le Jardin des Tolosati, roman, 1902.— Le Mirage, roman, 1903. — Les Vierges de Syracuse, 1904. — La Beauté d’Alcias, roman, 1906. — L’Ascension du Bonheur, roman, 1906. — Eloje d’André Chénier, prix d’éloquence à l’Académie française, 1900. — Lucie Guérin, 1900.

CONSULTER. — LÉOPOLD Laoour, conférence faite à la Bodinîère. — E. Ledeai^t, L’Illustration, 20 février 1904. — Jules Bois, Grande Revue, novembre 1903.

PSYCHÉ


Loin des regards méchants sur une cime altière
L’Amour vient d’emporter Psyché.
Là du moins il pourra l’étreindre tout entière
Et sentir s’écrouler la pesante matière
Sous la splendeur de son péché.
Loin des regards méchants sur une cime altière.

Seuls tous deux ! Il leur faut, pour s’aimer, être seuls !
Il leur faut, pour s’aimer, s’écarter de la foule
Dont les flots agités de houle
Servent aux amants de linceuls.
Dans l’éclat bleu du ciel leur hymen se déroule.
Seuls tous deux ! Il leur faut, pour s’aimer, être seuls !

La vierge est inquiète, — elle pense, elle rêve,
Et, tandis que l’Amour la berce en ses bras nus,
Un désir plus haut la soulève,
Et son œil indécis fouille l’immense grève
Des horizons jamais connus.
La vierge est inquiète, elle pense, elle rêve.