Page:Ségur - Aprés la pluie, le beau temps.djvu/288

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.




Mademoiselle Primerose.

Tort ! à Geneviève ! Elle est assez connue pour ne pas craindre qu’on l’accuse d’une chose aussi ridicule que favoriser le vol d’un bon et fidèle serviteur comme Rame ; personne ne croira qu’un ange comme elle, qui a quatre-vingt mille livres de rente, qui est charmante, qui a plus d’argent qu’elle n’en a besoin, qui a été élevée par moi, fasse la sottise de laisser voler son oncle, et si bêtement encore. Il faut être imbécile comme M. Dormère pour faire une supposition pareille. Vous comprenez maintenant, docteur, la terrible impression qu’elle a dû ressentir : voyez ce que vous avez à faire.


M. Bourdon.

Je vais lui prescrire une potion calmante, et si ce moyen innocent ne suffit pas, je la saignerai avant dîner et vous lui mettrez des sinapismes aux pieds. »

M. Bourdon écrivit une ordonnance, recommanda qu’on donnât de l’air, qu’on entretînt de l’humidité à la tête au moyen d’eau fraîche, et qu’on lui donnât de l’eau froide pour toute boisson.

Rame ramena le médecin chez lui et alla prendre chez le pharmacien la potion prescrite.


Segur - Apres la pluie, le beau temps p288.jpg