Page:Ségur - La soeur de Gribouille, Hachette, 1886.djvu/108

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vous avez là une excellente pensée, qu’on pourrait même rendre encore meilleure.

madame delmis.

Comment cela ?

monsieur delmis.

En proposant à Caroline d’entrer tout à fait à notre service.

madame delmis.

C’est vrai ! Mais que fera-t-elle de Gribouille ?

monsieur delmis.

Elle le mettra dans quelque maison ou établissement de charité ; il est évident que Gribouille ne peut entrer au service de personne. »

Mme Delmis prit son chapeau et une ombrelle, et on alla chez Caroline. M. Delmis fit part à sa femme des réflexions qu’il avait faites au sujet de l’arrestation de Mlle Rose, qui n’aurait pu échapper à la prison qu’elle avait méritée.

« Cette femme verrait tout son avenir perdu, dit-il : j’ai préféré lui en laisser la peur sans exécuter ma menace. »

Caroline fut très surprise de voir M. et Mme Delmis. Gribouille leur offrit des chaises, Mme Delmis expliqua à Caroline le but de leur visite.

« Je remercie bien madame de la confiance dont elle m’honore, répondit Caroline avec simplicité, et je regrette beaucoup, oui, beaucoup, de ne pouvoir accepter l’offre si obligeante de madame.

madame delmis.

Pourquoi pas, Caroline ? Je vous offre plus de