Page:Ségur - La soeur de Gribouille, Hachette, 1886.djvu/119

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et nous ne devons pas répéter aux uns ce que les disent les autres. Ne répète rien, garde pour toi et pour moi ce que tu entends.

gribouille.

Bien, ma sœur, je n’en parlerai qu’à toi ; mais à toi je peux dire que Mme Grébu est une…

caroline.

Chut ! nous arrivons chez Mme Ledoux. »

Caroline recommença son récit.

madame ledoux.

Bien fâchée, ma petite, de vous perdre comme couturière… C’est beau d’entrer chez M. le maire… Non pas que sa maison soit déjà agréable,… le service y est bien dur ; les enfants sont méchants à n’y pas tenir ; la pauvre Rose n’y mangeait pas son content ; ils regardent à une bouchée de pain, ces Delmis… Ah !… C’est qu’ils veulent briller, paraître ! Mme Delmis fait des toilettes !… Elle s’y ruine, dit-on ! Mais… je vous fais tout du même mon compliment… Ce n’est pas que vous n’auriez pu vous placer mieux que cela… Si vous l’aviez seulement dit. Chez moi ! quelle différence !… Ce sera peut-être pour plus tard… Vous n’y faites pas un bail pour la vie !… Adieu, Caroline, ma maison vous est ouverte, n’oubliez pas,… adieu.

— Encore une, dit Gribouille en sortant : c’est-il drôle qu’elles soient mauvaises comme ça ! Elles sont si aimables avec Mme Delmis !

— C’est triste ! dit Caroline. M. et Mme Delmis