Page:Ségur - La soeur de Gribouille, Hachette, 1886.djvu/128

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Ils se mirent à l’ouvrage, et, grâce à leur activité et à l’habitude qu’avait Caroline de tout tenir proprement, il ne resta bientôt plus d’autres traces des fureurs de Mlle Rose que le tas de vaisselle brisée que Caroline voulait faire voir à ses maîtres.

caroline.

Apporte-moi de l’eau dans le seau que voici. Je vais allumer du feu et la faire chauffer.

Peu d’instants après, le feu pétillait et l’eau chauffait dans une bouillotte bien nettoyée, bien brillante.

Mme Delmis entra dans la cuisine.

« Déjà à l’ouvrage ! dit-elle d’un air satisfait. Est-ce vous qui avez nettoyé la cuisine ? Elle en avait bon besoin.

caroline.

Oui, madame, nous avons balayé et nettoyé, mon frère et moi.

gribouille.

Madame veut-elle voir ce qu’il y a dans le lavoir ? Et que madame ne croie pas que c’est moi ou Caroline qui avons tout brisé.

madame delmis.

Non, non, je sais ce que c’est : c’est Rose qui s’est mise en colère quand nous l’avons renvoyée.

caroline.

Madame ne sait pas que la porcelaine et les cristaux sont en mille morceaux ?