Page:Ségur - La soeur de Gribouille, Hachette, 1886.djvu/269

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Et, se jetant en avant, elle écarta Gribouille d’un coup de poing et monta l’escalier.

caroline.

Qu’as-tu fait, Gribouille ? Tu l’as exaspérée.

gribouille.

Et qu’importe ? Je lui ai dit le vrai ; il est bon qu’elle sache ce qu’elle est et ce que sont ses amies.

caroline.

Mais elle va nous faire tout le mal possible ! elle va m’empêcher de gagner de quoi vivre.

gribouille.

Tu crois ? Elle serait assez méchante pour cela ?

caroline.

Hélas ! je le crains.

Caroline tomba sur une chaise, et, cachant sa figure dans ses mains, elle pria ; elle invoqua le secours de Dieu, de la sainte Vierge et des saints ; elle demanda à Dieu de lui donner de la force et de lui épargner la douleur cruelle de voir son frère en proie aux privations et aux souffrances.