Page:Ségur - La soeur de Gribouille, Hachette, 1886.djvu/284

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je suis en train de raconter à monsieur ; et voilà.

monsieur delmis.

Tu as bien fait de venir me parler tout de suite de ce qui est arrivé. C’est grave ! Un vol à deux… en pleine rue… Je prends mon chapeau et je t’emmène chez le brigadier ; tu lui raconteras comment les choses se sont passées, et je lui donnerai les ordres nécessaires pour faire des recherches.

gribouille.

Oui, monsieur, je vous suis. Avec vous, je n’aurai pas peur ; seul, je n’aurais pas aimé à me promener dans les rues après ce qui m’est arrivé. »

M. Delmis sortit avec Gribouille, après avoir prévenu Caroline de ne pas s’effrayer d’une longue absence.

gribouille.

Pourquoi monsieur pense-t-il que nous pourrions être longtemps absents ? Est-ce que monsieur va courir après les voleurs ? Monsieur n’ignore pas que les voleurs ont des armes.

monsieur delmis.

Non, rassure-toi, mon garçon ; nous ne courrons pas après ; mais le procès-verbal sera long à rédiger, et peut-être me faudra-t-il attendre le retour des gendarmes qu’on va envoyer à la recherche des voleurs.

gribouille.

Je comprends ! Monsieur ne s’exposera pas : il enverra les bons gendarmes pour recevoir les coups.