Page:Ségur - La soeur de Gribouille, Hachette, 1886.djvu/301

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XXIII

retour à la maison


En arrivant chez eux, Caroline se sentit très émue au souvenir de sa mère ; elle retrouva avec attendrissement les objets qui lui avaient servi, le lit sur lequel sa mère avait rendu le dernier soupir. Pendant que Gribouille, reprenant ses anciennes allures, mettait tout en ordre, versait de l’eau dans les cruches, préparait le feu, et s’inquiétait de ne trouver ni pain, ni lait, ni sel, ni sucre, ni beurre, etc., Caroline, reprenant aussi ses anciennes habitudes, s’était agenouillée près du lit de sa mère et priait avec ferveur ; elle implorait le secours de Notre-Seigneur, de sa très sainte Mère ; elle demandait à sa mère de la protéger, de veiller sur elle et sur son frère.

« Pauvre frère ! disait-elle, que puis-je faire avec lui ! Il me fera renvoyer de partout ; il se fera des querelles et des ennemis partout. »