Page:Ségur - La soeur de Gribouille, Hachette, 1886.djvu/342

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


le brigadier.

Tout est fait et bien en règle, monsieur le curé ; Nanon peut procéder à l’ensevelissement.

nanon.

Comment voulez-vous que je m’en tire toute seule ? Et dans cette prison encore, où on n’a rien et où on n’y voit goutte.

le brigadier.

Pour y voir, Nanon, on y voit assez avec une chandelle ; quant à un aide, je vais appeler la femme de mon camarade Prévôt, qui vous donnera un coup de main. »

Le brigadier sortit, et rentra peu d’instants après, accompagné de la femme Prévôt, qui était heureusement dans les bonnes grâces de Nanon ; elles allèrent toutes deux à la prison, ou elles commencèrent leur besogne.

« Mettez-vous là près de moi, brigadier, dit le curé en s’asseyant, et causons d’une affaire sérieuse qui vous regarde.

le brigadier.

Bien désolé de refuser, monsieur le curé : mais j’ai promis à Gribouille de l’accompagner jusque chez sa sœur, à laquelle il désire vivement dire adieu.

le curé.

Mais il la verra demain. Laisse-nous causer, Gribouille : tu seras de la partie.

gribouille.

Non, monsieur le curé : il faut que j’embrasse