Page:Ségur - La soeur de Gribouille, Hachette, 1886.djvu/96

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Quand ces dames entrèrent, Caroline, surprise et effrayée, se leva précipitamment.

madame delmis.

N’ayez pas peur, Caroline ; on m’avait dit ce matin que vous ne saviez, pas faire les robes, que c’était votre mère qui les taillait ; je l’ai cru parce que mes robes étaient manquées, et je vous les apporte pour que vous voyiez si vous pouvez les arranger.

caroline.

Je remercie bien madame ; je n’osais pas le demander, d’après ce que madame avait dit ce matin.

Et Caroline, défaisant le paquet, examina une robe, puis l’autre.

caroline.

Les corsages et les manches ont été retouchés, madame : on les a retaillés.

madame delmis.

C’est impossible ! je les ai essayées cinq minutes après que vous les avez apportées.

Caroline parut surprise.

caroline.

Madame me permettra-t-elle de lui demander, quand elle les a essayées ?

madame delmis.

Ce matin, à dix heures.

caroline.

Je les ai apportées hier, avant quatre heures de l’après-midi.