Page:Ségur - Un bon petit diable.djvu/318

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XXII
le vieux charles
reparaît et disparaît pour toujours


Depuis ce jour, Charles devint de plus en plus aimable, docile, attentif pour ses cousines, soigneux pour Juliette, exact à l’accompagner à l’église et dans ses promenades, sans négliger son travail et son catéchisme. Il fit sa première communion avec une ferveur qui pénétra le cœur de Juliette d’une grande reconnaissance envers le bon Dieu, et qui augmenta sa confiance en Charles et l’affection si vive qu’elle lui portait. Elle aimait d’autant plus les belles qualités qu’elle voyait grandir en lui, qu’elle aidait tous les jours et sans cesse à leur développement ; elle était donc bien tranquille sur les mérites de Charles : mais rien n’est parfait en ce monde, et la sagesse de Charles n’empêcha pas quelques écarts, quelques violences, quelques sottises.