Page:Sénancour - Rêverie sur la nature primitive de l’homme, tome 2.djvu/202

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tomne. Quels hommes préfèrent l’automne ? Sensibilité. Sensibilité profonde.


Neuvième Rêverie.

Les affections tristes plaisent à l’ame immodérée en l’introduisant dans l’infini. La joie n’a que de foibles résultats.


Dixième Rêverie.

Le besoin de jouir et celui de ne pas souffrir se réunissent dans le principe de toutes nos affections. Modération. Délicatesse. De l’Habitude. Le penchant pour les choses accoutumées est favorable à la simplicité, au bonheur domestique, aux mœurs publiques ; il est naturel au sage.


Onzième Rêverie.

Du besoin d’être ému, sorte de passion universelle. Inutilité [358] des besoins vastes, et même de | droits au bonheur. Vanités et contradictions de la vie présente. Impressions solitaires.


Douzième Riverie.

Des affections trop multipliées. Discordances, agitation, épuisement. Moyens de se rapprocher de l’unité d’affections : modération de la sagesse, moyen insuffisant à la vérité ; force factice des impressions physiques, moyen vicieux. Simplicité de sensations, paix et activité réunies, seuls moyens de bonheur général. La sagesse modère les affections et les règle sans les détruire. Quoique la sagesse