Page:Sénancour - Rêverie sur la nature primitive de l’homme, tome 2.djvu/203

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soit nécessaire aux nations, la sagesse individuelle ne convient qu’à un petit nombre, etc.


Treizième Rêverie.

Accord entre le tempérament et la destinée, entre la volonté et le fait, entre le désir et l’espoir. Il est plus sûr de commander à ses affections que de prétendre commander aux choses. De la disposition des organes. Santé parfaite, harmonie intérieure, aptitude à jouir. Plaisirs inutiles au bonheur.


Quatorzième Rêverie.

Activité modérée, mais suffisante. Emploi du temps. Occupations commandées. Que les désirs soient peu nombreux et déterminés. Que la volonté ait un objet fixe. De l’Ennui. Vraies causes de l’ennui.


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Quinzième Rêverie.

Sécurité indépendance. L’ame a plus de liberté dans l’esclavage qui lui interdit de vouloir, que dans les sollicitudes sociales qui la réduisent à n’avoir que des volontés contraintes. De la Misère. La misère diffère essentiellement de la simplicité. De l’homme mélancolique : de l’homme atrabilaire.


Seizième Rêverie.

La disposition aux excès dans les passions et même à ceux de l’intempérance vient de l’agitation et du défaut de règle des sociétés présentes. Effets des Stimulans : inconvéniens. Cette fausse énergie afflige nos jours, en épuisant nos moyens ; etc.