Page:Sénancour - Rêverie sur la nature primitive de l’homme, tome 2.djvu/60

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DIX-NEUVIÈME RÊVERIE

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Les écarts de l’imagination… | …consume avec
lenteur (B. XI, 91-104). Quand le plaisir… …couvre
l’univers flétri. (Ibid., 84-90).
Dans le désir des choses inconnues, il y a déjà une
sorte de témérité qui nous prépare à tous ces moyens
d’erreur que l’inconnu contient en effet. L’ame ne trouve
de repos et de rectitude que dans l’usage et l’amour des
choses déjà éprouvées. Avec des mœurs, on fait des
individus heureux et des peuples sages : avec des
espérances on ne produit que des hommes turbulens et une
misère florissante.
Tous les animaux ont un instinct particulier dont ils
ne doivent point sortir. Il faut à l’homme des forces
déterminées, et non des possibles infinis. C’est aux institutions

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à lui faire un instinct : | la loi publique et convenue
fait sa loi individuelle ; et chaque homme civilisé
est incomplet s’il n’est membre d’un corps social.
Les meilleures lois… …par les mœurs (Ibid., 105-
106). L’opinion que les mœurs… …elles sont
heureuses (Ibid., 107-110). C’est par les mœurs… …qu’il
doit être (Ibid., 106-107). Le lien de l’habitude…
…la vie (Ibid., 111-114), nous y prépare des affections
vertueuses et un bonheur facile.
Nos peuples modernes… …ou des règlemens ?
(Ibid., 119-123).
C’est un art difficile et trop admiré de faire servir les
foiblesses, les erreurs et les passions à la fin que l’on se
 propose, et de prescrire à la folie la route dans laquelle