Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/126

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magistrat, votre très-humble et très-obéissante servante,

GRIGNAN DE SIMiANE.

2e avril.

Je vous prie de dire quelque chose pour moi à M. d’Audiffret’, par exemple que je l’aime et l’honore toujours de tout mon cœur, et que je le félicite de votre ambassade. Suscription Paris. A Monsieur, Monsieur de Villeneuve, chez Mr d’Audiffret, capitaine aux gardes, près St-Sulpiee, à Paris.

  • l8. DE MADAME DE SIMIANE AU MARQUIS DE GABMOKT.

6 juin.

CE n’est pas un grand événement qu’une fille qui vient dans le monde’ mais c’en est un considérable pour moi que l’heureux accouchement et la bonne santé de Mme de Caumont. Ainsi trouvez bon, Monsieur, que je vous fasse-bien des compliments, et bien des reproches de me laisser ignorer les plus petites comme les plus grandes choses qui arrivent chez vous. Permettez-moi de faire cent mille très-humbles compliments à l’accouchée. Vous m’oubliez, Monsieur; vous ne vous en apercevez pas, et moi j’en suis dans l’angoisse. Aimez-moi 3. Capitaine d’une compagniede grenadiersaurégiment desgardes françaises, parent du marquis de Villeneufre. Il fut ensuite gourerneur des îles du château d’If, Pomègue et Ratoneau. LETTRE i8 (inédite, revue sur l’autographe). i. Mme de Caumont était accouchée le s5 mai 1728 d’une fille nommée AldonceÀngélique-Polyxène, qui mourut le 3i décembre de la même année.