Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/127

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donc, s’il vous plaît que pouvez-vous faire de plus équitable?

rq. DE MADAME DE SIMIAKE AU MARQUIS

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A Aix, le 26 septembre i?ag.

L’affaire pour laquelle vous vouliez bien avoir la bonté, Monsieur, de nous accorder votre secours, n’est pas encore mûre. M. de Castellane5 me mande que les gros colliers de Mornas lui ont dit que le sujet de la contestation étoit une si grande bagatelle, qu’il ne falloit plus en parler. Comme c’étoit eux qui avoient levé la chasse, il nous a paru que, sur leur parole, il falloit demeurer en repos. Cependant, c’est ici une espèce de secret que je vous prie de garder, aussi bien que votre bonne volonté, quand le cas y écherra.

Ne me laissez pas ignorer, je vous prie, Monsieur, l’accouchement de Mme ta marquise de Caumont personne ne s’y intéresse plus que moi, et ne l’honore davantage; je vous supplie de vouloir bien l’en assurer. Pour que votre amitié pour moi ne soit pas tout à fait oisive, puisque Mornas ne veut pas l’occuper, ne pourLETTRE tg (inédite, revue sur l’original). r. Toute la lettre, sauf la dernière phrase, est de la main d’un secrétaire.

ï. Le gendre de Mme de Simiane, dont il avait épousé en iyî5 la troisième fille, Julie– Françoise Joseph-Jean-Baptiste de Castellane, marquis d’Esparron,enseigne des gardes du corps de Villeroi en 1739, major de gendarmerie en 174^, brigadier en iyA4, et maréchal de camp en 1748. Il était fils de Charles de Castellane, premier consul d’Aix en i7o5, et d’une fille de Joseph-Jean-Baptiste .de Suffren, doyen du parlement. D’après la ChÊnaye, il ne lui restait que deux filles en 1755.

3. Petite ville du canton de Bollène, arrondissement d’Orange.