Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/132

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des retranchements; il faut s’aimer, se le dire quelquefois pour moi, je ne romprai pas le marché et vous serai toujours très-tendrement acquise, mon cher Marquis. *22« DE MADAME DE SIMIANE AU MARQUIS DE CAUMOJXT.

Voila, mon cher Marquis, la permission en forme que vous souhaitez. J’ai cru ne devoir pas la limiter pour une année, afin dé vous épargner et à d’autres la peine de la faire renouveler. Je serai très-obligée à M. Berthet des services qu’il veut bien m’offrir de me rendre, et c’est à vous, mon cher Marquis, à qui j’en aurai l’obligation et de l’entretenir dans cette bonne intention.

Je suis bien fâchée de la peine que vous donne ma cassette si elle n’est pas chez M. de la Mothe1, ne faites pas, s’il vous plaît, de plus grandes perquisitions. J’écris aujourd’hui pour en savoir des nouvelles.

Voilà donc le pape fait2, mais non pas tous les raisonnements, qui sont infinis sur cet événement. Mes tendres respects à Mme de Caumont. Châteaurenard3 partit hier LETTRE 22 (inédite, revue sur l’autographe). 1 Probablement François de Blanchetti, seigneur de la Mothe, qui habitait Avignon. 2. Clément XII (Laurent Corsini, des Corsini de Florence), né en 1602, élu le 12 juillet 1730, après quatre mois et sept jours de conclave, mort le 6 février 1740.

3. Il s’agit sans doute ici cle Joseph d’Aimar, baron de Châteaurenard, qui avait épousé ÏV. Tonduti, d’une famille d’Avignon. Leurfilleunique Sexte-Gabrielled’ALmarépousa en 1727Jean-LouisGabriel de Thomassin, marquis de Saint-Paul, vicomte de Eeillane (il parait avoir porté ce durnier nom voyez ci-après, p. 168), président à mortier au parlement de Provence en 1731, de la même famille que le savant de Mazaugues (voyez ci-après les lettres de date incertaine, n° 5 Barcilon assure que les Thomassin, juifs d’origine,