Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/133

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée

-47-

I73o

0.

pour son château. Le marquis d’Oppède 4 est dans la joie s y 3 0 de son cœur Corsini est son intime. Soyez le mien, mon 0 cher Marquis, et je renonce à tous les potentats.

Ceigjuillet.

  • 23. DE MADAME DE SIMIANE AU MARQUIS

DE GAUMONT.

Voici ma mort, voici ce qui me tue c’est que je n’ai jamais su et ne saurai jamais souhaiter la bonne année, c’est-à-dire l’énoncer élégamment dans un joli compliment car des souhaits, j’en fais de reste, et s’ils avoient crédit au ciel, vous vous en apercevriez assurément, mon cher Marquis, et Madame laMarquise aussi, par des prospérités sans nombre et jamais interrompues. Du reste, je vous aimerai, honorerai, respecterai en ij?3i comme en 1780 la succession des temps ne sauroit apporter aucun changement dans un cœur qui est tout à vous.

Voilà tout ce que j’en sais, et rien du tout de l’affaire de Toulon 1: tout est dans les ténèbres et dans un silence profond. On prétend que c’est là une sorte de langage avaient été anoblisen 1478) elle apporta à son mari la baronnie de Château-Renard. Château-Renard est de l’arrondissement d’Arles, mais plus près et presque en face d’Avignon, sur la rive gauche de la Durance.

4. Dans l’autographe (et dans celui du 20 septembre iy3S) « le M. d’Oppède » était-ce le mari ou le fils de Marie-Catherine de Forbin Janson dont Mme de Simiane regrette la mort dans sa lettre du 27 octobre 1723 (voyez ci-dessus, p. 29 et note 3 et ci-après, p. 187, note 4)? Il était sans doute magistrat voyez la fin de la lettre du 16 mars 1731, ci-après, p. 56.

LETTRE î3 (inédite, revue sur l’autographe). i. Voyez ci-après, p. 5a, note 3. C’estau lieutenant général de Toulon que MlleCadière avait dénoncé le P. Girard, et c’est à Toulon qu’elle fut d’abord interrogée par les commissaires du parlement d’Aix.