Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/168

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adressez-vous pas à Mme de Châteaurenard1? Elle se feroit un plaisir de vous tenir instruit. Je ne vois plus que cela pour vous, et du second bond2 vous aurez tout ce qui me viendra ici.

Vous devez avoir la bière à présent.

Il n’est pas possible de faire venir notre peintre et ses toiles; mais quelle fantaisie de les venir achever à Aix! La tapisserie est dans le même cas. Il faut attendre quelques jours, et que le peintre travaille chez lui, je vous en prie.

Me voilà dans la rue moyennant les bontés de M. Isnard, et celles de M. Lainé de m’avoir donné un ouvrier qu’il connoissoit bien, et de me refuser constamment le secours d’un aide, qui auroit fini en quinze jours. On a été obligé de renvoyer celui qui étoit venu et qui ne sait pas travailler. Enfin je suis très-embarrassée de ma personne. Si M. Lainé s’étoit un peu affectionné pour moi, il auroit mis ordre à tout et auroit fait quitter des ouvrages qui ne sont pas si pressés que le mien. Je n’en parle plus, et je m’abandonne à la Providence. Le courrier va partir à une autre fois, mon cher Marquis. Bonsoir.

29 août.

C’est aujourd’hui que l’on conclut au fond de l’affaire. Le commissaire8 est prêt; ainsi tout ira vite. Lettre 41 (inédite, revue sur l’autographe). 1. Voyez ci-dessus, p. 46, note 3. ,1)

2. De seconde main, terme pris de la paume « En parlant d une chose qu’on relève après quelqu’un, on dit que Ce n’est que du second hond. » (Dictionnaire de C Académie de 1718 et de 1762.)

3. Il sera question plus loin des commissaires qui avaient entamé l’instruction, et qui furent accusés d’avoir abusé de leurs fonctions. Peut-être Mme de Simiane veut-elle parler ici du conseiller-rapporteur il s’appelait Villeneuve d’Ansouis, et se montra favorable au P. Girard. Voyez M. Cabasse, p. 369.