Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/202

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II6

Vous en avez les proportions; elle a environ, viugt-deus. pans* de haut. Ayez la bonté de me le dire aussi. C’est tout ce que peut vous dire aujourd’hui une femme qui sort de table, qui crève, et qui vous aime de tout son cœur.

3i mars.

  • 5g. DE MADAME DE SIMIAKE AU MARQUIS DE CAUMONT.

Si les ornements des dessus de mes fenêtres étoient comme le petit dessin que je reçus hier au soir de M. Lainé, nous n’aurions pas eu la moindre difficulté, mon cher Marquis. Elle vient cette difficulté de ce que l’ornement du milieu tombe aplomb, et touche le chambranle, et il est par conséquent plus bas que ceux des côtés, moyennant quoi la tringle le coupe un peu et ne fait rienaux autres. Il y a des gens qui voudroient relever ce milieu. Jene suis pas de cet avis, parce que je n’imagine pas que M. Lainé, en faisant ce dessin, a suivi une idée que l’on ne peut changer sans qu’il devienne ridicule. Ainsi, tout bien considéré, nous mettrons la tringle où il l’a marquée, et qui est le plus raisonnable arrivera ce qui pourra de ce petit bout d’ornement; n’est-ce pas là votre avis? P Je suis fâchée de votre courroux contre les cuirs dorés. Que vous ont-ils fait? Cependant je respecte votre antipathie, etje n’y pense plus. Mais pour l’honneur de mon goût, je veux que vous sachiez, mon cher Marquis, que 2. Voyez ci-après, p. 149, note 7.

Lettke 59 (inédite,revue sur l’autographe). 1. Il semblequ’il faudrait plutôt: « parce que j’imagine. » Quatre lignes plus loin le sens seraitplus net et plus faciles! l’on substituait ce qui à et qui. A la ligne l3 de la page suivante l’original porte reprendront.

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