Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/218

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ro# DE MADAME DE SIMIAHE A D!1IÉRICO0RT. Du 21 noverubi’e I7’3a.

JE suis au désespoir, Sineti1 n’est point ici; je lui envoie dans l’instant un porteur exprès à Apt; il sera ici demain au soir sans faute conservez-lui votre bonne volonté et votre précieuse amitié. Vous êtes un ami du premier ordre je suis dans l’enchantement de la bonté de votre cœur; vous ne sauriez rien faire qui me fasse plus de plaisir assurément que de placer ce pauvre garçon. Je vous conjure de l’attendre je voudrois le tenir, mais enfin il sera sûrement vendredi à Marseille avec tout le secret et les précautions nécessaires. Carcassonne 2 est bien indigne de l’honneur de votre protection. Voudriez-vous, pour que je profite de son peu de sens et de vos bontés, m’accorder une place d’écrivain du Roi pour un ami de Verdun, nommé Bardon, honnête garçon, écrivant comme les anges? Le pauvre Verdun se met à vos genoux, pour vous demander cette grâce.

Mille remerciements de la charpente. Je suis au milieu de cent mille voix qui m’étourdissent, je ne sais ce que sons que Mme de Simiane parle ici de ces dames de Vence Toulonnaises dont il est question ci-après, p. i85 et p. 189. Sur la marquise de Vence, fille de Mme de Simiane, voyez ci-dessus, p. 3i, note 5, et ci-après, p. 208, note I.

LETTRE 70. 1. Jean-Baptiste Elzéar de Sincti de Puylon, né à Apt au commencement du dix-huitième siècle, mort en 1779, successivement page de la duchesse de Berri, capitaine de cavalerie au régiment d’Orléans, appelé à Marseille par le grand prieur de France, qui le nomma commissaire général ordonnateur dans l’Arsenal. Il fut reçu à l’Académie de Marseille et a laissé quelques poésies. C’est sans doute de lui que parle Voltaire en 1735 dans sa lettre du 4 août à Berger.

2. La fin de cet alinéa à partir d’ici et la première phrase du suivant (jusqu’à a Je suis au milieu, etc. ») ont été supprimées dans l’édition de 1773.