Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/231

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les grandes mers; vous avez trouvé Monsieur votre père encore foible et infirme (je le sais par le président de Ricard), Madame votre mère en bonne santé; vous leur avez nommé mon nom, j’en suis persuadée; vous avez trouvé Mme d’O toujours la même, et se souvenant de ses anciennes amies mon Dieu que cela est beau et rare Je suis effrayée de tous ces enfants uniques qui ont péri ou qui vont périr, et des maisons sans ressource beau sujet de réflexion pour les personnes qui ont le temps d’en faire. Que deviendront les affaires du parlement3? j’en suis bien agitée; j’ai le malheur de n’entrevoir pas ordinairement les objets dans un point de vue agréable: tant mieux si je me trompe. Nous n’avons rien en ce pays-ci digne de vous être mandé; des missions, des sermons Aix en est farci. M. de Bandol est allé faire une course légèreà Brindes* jusqu’à mercredi. Dites-moi des nouvelles de Mlle de Poirier (dis-je son nom?). Pouponne* est très-étonnée de se voir respectée elle vous fait ses petits compliments; et tout ce qui m’environne vous respecte, vous honore, et me charge de vous le dire. Pour moi, Monsieur, je n’y fais pas tant de façon je vous regrette et vous aime de tout mon cçeur.

LETTRE 80. i. « de réflexions. » {Édition de 1773.) 2. Cette phrase n’est pas dans l’édition de 1773.

3. Voyez- le Journal de Barbier, mai 1733 il y avait eu de nouvelles remontrances, mal reçues, contre un arrêt du conseil. 4. Ces mots « à Brindes ne sont pas dans l’édition de 1773. Le a5 mai, date de la lettre, était en 1733 le lundi de la Pentecôte. 5. Voyez ci-dessus, p. i3l, note 3.

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Mme de Sévighb. xi i(j