Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/233

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ment, et je craindrois quelque confiscation de la part des acquéreurs, ce qui n’avanceroit pas les affaires de cette I7> tante, et gâterait fort les miennes vous savez ce que c’est que les consignations. Tout ceci est une terreur qui e sera peut-être vaine il ne faut point en parler, s’il vous plaît, pour ne pas réveiller le chat qui dort. Je8 vous remercie, Monsieur, de ce que vous m’avez envoyé en dernier lieu; je suis ravie que tout se soit passé tran.quillement. Mais que sortira-t-il de ce sacré collège qui s’assemble journellement? On dit que c’est pour trouver un nom à la bulle8,- si elle avoit certains parrains, cela seroit bientôt fini.

Le marquis d’Antîn7 a passé ici; il y arriva à huit heures du matin; il a dîné, soupé et couché chez moi, et repartit le lendemain pour Marseille, et tout de suite à Toulon, où il est.

J’ai été charmée de la pension de notre pauvre comtesse je m’imagine que vous n’y avez pas nui; car vous êtes un bon ami, Monsieur, sans faire semblant de rien; vous ai destapat* entendez-vous ces paroles? Vous ne me dites rien de Mademoiselle votre sœur9; je ne veux savoir que ce qu’il vous plaira, pourvu que vous sachiez que je m’intéresse sincèrement à tout ce qui vous regarde. 5. La fin de l’alinéa à partir d’ici manque dans l’édition de i773 6. Le sacré collége est sans doute la nombreuse assemblée d’évêques dont parle Barbier, tome II, p. 408, et la bulle, toujours la bulle Umgenitus, que le Parlement refusait de reconnaître comme règle de foi (Barbier, tome 11, p. Ig5, 4o6, 401, 40»), et qu’une eirculaire royale, un arrêt du conseil avait qualifiée en i73i de jugement de l Eglise universelle. Voyez M. Henri Martin, tome XV p i65 7. Voyez ci-dessus, p. x35, note a;

8. « Je vous ai découvert, j’ai découvert ce que vous nous cachiez » ^«/^«•.enprovençal^gnifieproprement^owfer.Cemotvientde tap, bouchon. Voyez te Actionnaire provencal-français d’JHonnprat; 9. Voyez ci-après, p. i52, note i.