Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/259

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94 - DE MADAME DE SIMIANE A D’HÉRICOURT.

Du 25 janvier 1734.

Voila notre petit peintre, Monsieur je vous présente tour à tour tout mon monde je vous le recommande de tout mon cœur, je le mets sous votre protection, et je crois que je n’ai rien à ajouter à tout ce que j’ai eu l’honneur de vous dire ici sur cet article.

M. de la Fare1 est arrivé galamment, et a surpris mère, femme, grand’mère, et surpris bien agréablement. On dîne aujourd’hui chez le président de Ricard; j’y vois tout cela dans le lointain qui convient à mon âge et à mon humeur sauvage. Mais, Monsieur, vous savez ce que vous savez, et que mon cœur est près de vous et de tout ce qui vous appartient, avec une grande sincérité, et à toutes les épreuves dont je pourrois être capable. Dixi*.

Je voudrois bien savoir par vous-même des nouvelles de ce pauvre Olivier*, si vous l’avez vu, et comment cela s’est passé.

95. DE MADAME DE SIMIANE A d’HÉRICOURT 1.

Du 7 février 1734.

J’ai su de vos nouvelles, Monsieur, sans oser vous en demander. J’ai cru qu’il y auroit de l’indiscrétion, dans l’accablement où vous êtes dans les premiers jours de

Lettre 94. 1. Beau-frère de d’Héricourt. Voyez ci-dessus, p. 152, note 1.

2. « J’ai dit. »

3. Voyez ci-dessus, p. 81, note 9, et ci-après, p. 239.

LETTRE 95. 1, Cette lettre a été publiée pour la première fois dans l’édition de 1818.