Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/264

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nard lui a fait la révérence, et a pris une première idée du portrait qu’il fera d’elle, dès qu’il aura fini vos ouvrages. On m’annonce le petit peintre parti; je.eomptois lui donner cette lettre; il me semble qu’elle ne vaut plus rien par la poste elle ira pourtant, et moi à vêpres 1. Adieu, Monsieur.

Le pauvre Ligondès est douc auprès de son père mourant*.

  • q8. DE MADAME DE SIMIA5VE AU MARQUIS DE CAUMOMT.

Ce 8 mars.

Oh mon cher Marquis, que votre lettre meplait! qu’elle est sensée qu’elle est aimable le moyen de n’y pas répondre ? Le diable se mêle de tout ceci. J’étois en retraite, j’étois en silence, je ne voulois pas que l’on s’en aperçût et voilà qu’il faut que je vous révèle mon secret première tentation; et puis que je renonce à la pénitence que je m’étois imposée de ne vous point écrire tous ces tempsci Je succombe à tout, et il faut que, parce que vous êtes sage, je ne le sois plus. Il a bien de l’esprit ce diable mais il faut être plus fin que lui, mon cher Marquis il faut tirer parti de sa malice et de nos foiblesses fuir les plaisirs insensés du carnaval ne suffiroit pas. Une philosophie qui nous découvre le néant et la folie du monde, et qui nous rend heureux et tranquille dans notre cabinet et dans nos devoirs, est bien quelque chose, mais ce n’est pas assez. Se restreindre dans un petit nombre d’amis LETTRE 97. 1. En 1734, le 28 février était le dimanche de la Sexagésime.

3. SurLigondez et son père, voyez ci-dessus, p. n4, note 4.