Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/271

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dols sont à Bandol3, où l’on croyoit vous voir. La Boulie est à Aigalades*. Tout le monde part, et moi aussi dans 17 4, huit jours j’attends ma fille; elle attend la santé de son mari, qui est déplorable depuis quelque temps; mais enfin tout s’est déterminé à un gros rhume appelé coqueluche, qui a son cours, et dont on entrevoit la fin. Je serai charmée de voir Mmes de Vence Toulonnoises8, mais il faudra s’arranger; car vous savez que Belombre est comme Marly5 nous parlerons de cette affaire à fond. Vous gardez bien longtemps Madame votre sœur vous avez grande raison et, elle aussi; quelque aimable qu’elle soit, elle gagne auprès de vous c’est mon sincère avis. Mais qu’elle ne me fasse pas le mauvais tour de revenir à Aix quand j’en partirai en attendant, je lui fais ma très-humble révérence. Adieu, Monsieur j’ai plus d’envie d’avoir l’honneur de vous voir et de vous embrasser que je ne veux vous le dire.

Et les grandes nouvelles, et les grandes morts7, qu’en avez-vous dit? que de pâture pour les allées de Belombre 3. Bandol est un petit port, près d’Olioules dans le Var) arrondissement de Toulon).

4. Les Aigalades, comme il a été dit plus haut, p. 1S7, note 3, dépendent de la commune de Marseille.

5. Ces dames de Vence Toulonnaises étaient sans doute des parentes un peu éloignées du gendre de Mme de Sïmïané.

6. La moins grande des résidences royales. C’était, comme on sait, une faveur très-particulière, sous Louis XIV, d’être admis à Marly.

7. Les plus grandes nouvelles à cette date du 4 juin devaient être l’entrée de don Carlos à Naples (le i5 mai) et la bataille deBitonto (le a5 mai). Les grandes morts, suivant l’édition de 1818, étaient celles du duc de Villeroi, arrivée le 33 avril 1 734, et de la jeune Mademoiselle deBeaujolais (fille du Régent, en 17 sa promise àdon Carlos), arrivée à Bagnolet vers la fin du mois de mai. Mais cette lettre pourrait bien être comme les deux suivantes du mois de juillet (voyez ci-après, p. 186, note 1, et p. 188, note 7), et faire allusion à la bataille de Parme (29 juin), à la capitulation de la Peyrouse devant