Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/275

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I734

IOO. DE MADAME DE SIMIANE A D’HERICOURT. Du 25 juillet 1734.

LE précurseur Verdun suivra de près cette lettre, Monsieur; il vous porte un exemplaire de celles de Mme de Sévigné que je vous prie de recevoir comme un petit amusement que je vous présente pour les moments de loisir que vous aurez au bord du fleuve Euvone. Je n’ai cet ouvrage que depuis quatre jours, et je n’ai trouvé personne pour vous porter mon présent. Verdun va balayer, nettoyer, meubler et m’annoncer son retour à Àix décidera de mon départ; mais à vue de pays je crois pouvoir assurer que ce sera pour lundi 2 d’août. Je mène ma fille, et son mari suivra de près; je mène la Boulie, Dantelmy, et Le chevalier. Jetez un coup d’œil sur le château de Belombre, et voyez, Monsieur, si je puis recevoir Mmes de Vence et de la Varenne il y a une impossibilité morale, j’en suis au désespoir. Mais puisque vous disposez du palais Montgrand, ce seroit bien là une bonne ressource5. Enfin réglez et arrangez le voyage; je serois bien fâchée qu’il échouât ,• mais je n’y puis contribuer que de mes désirs et de mon petit ordinaire. Je donnerai de tout, hors des lits, que je n’ai point’ pas même de place, vous le voyez. On dit que Mme de Bonneval arrive demain est-ce au pluriel ou au singulier, et ne trouverois-je plus l’aimable sœur4? cela seroit barbare! Mon Dieu! MonLettke io5. i. L’édition publiée en 1^34 par le chevalier de Perrin, la première édition avouée par Mme de Simiane. Voyez la Notice bibliographique.

2. « ce seroit là une bonne ressource. » {Édition de 1773.) 3. a dont je n’ai point. » (Ibidem.)

4. Celle qui à son mariage s’appela Mme de la Fare (voyez cidessus, p. 152 et note 1). Ce nom de Mme de la Fare était-il ici dans.