Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/303

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1735

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Monsieur, permettez-moi de mettre ici ce billet pour M. Pêne. Ne m’aimez-vous pas toujours un peu ? a

124. DE MADAME DE SIMIANE A d’hÉRICOURT.

Juin 1785.

JE vous remercie, Monsieur, d’avoir été à Belombre,

tout foible, tout infirme. Je suivrai vos avis de point en point, d’autant plus que tous ces laits de chaux m’annoncent que je ne jouirai de rien cette année; mais ce ne sera pas la privation qui me sera la plus amère, et vous m’en préparez une bien plus touchante.

Mes deux ouvrages d’esprit courent la ville, il m’est

impossible de les rattraper sitôt; mais Pope est ici2 chez nos libraires sûrement il est à Marseille sous le nom d’Essais de l’homme ou sur V homme. Dès que je rattraperai le marquis de Charqst, je vous enverrai la clef; cherchez Pope à Marseille.

Répondez, je vous prie, aux questions suivantes

Pourquoi avez-vous envoyé chercher, il y a environ

quatre ou cinq mois, un lustre de cristal chez Perrin, où habite à présent M. de Saint-Pons3 Pourquoi n’en avez-vous rien dit à Perrin est-ce emplette? est-ce emprunt? est-ce essai? Quelles sont vos intentions sur ce lustre ? ayez la bonté de me parler sur cela avec Lettee 124- ’• Une note manuscrite de 51. Monmerqué nous

apprend que tel est le vrai texte. L’édition de 18 18, où cette lettre a été publiée pour la première fois, portait simplement « que tout m’annonce. »

2. A Aix.

3. Àntoine-Françoisd’Antoine, seigneur de Roquefeuil et de Saint- • Pons, conseiller au parlement de Provence depuis 1710; il avait épousé une nièce du célèbre président Bouhier,