Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/320

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tenir tous. Au surplus, la dose de mon attachement pour vous, mon cher Monsieur, n’a pas besoin d’unrenfort qui* nous coûte tant; mais je suis bien sensible à la pensée qui vous est venue de vouloir remplir ce vide je l’accepte de tout mon cœur; mais grondez-moi quand le cas y écherra je ne vaux rien que battue. Dieu écarte bien de moi tous les soutiens humains vous voilà à deux cents lieues, d’Orves à mille, et celui-ci avec un nouvel emploi, dont je suis bien aise assurément, mais qui me l’ôte totalement car il voudra exactement résider à Toulon, et c’est pour moi comme s’il étoit à Cadix. Enfin, il faut faire comme on peut, et s’attacher à ce qui est immuable. J’entends votre logogriphe, mais point du tout les raisons qui ont écarté l’aimable Àngloise, dont je suis bien fâchée. Vous me direz tout cela quelque jour, et moi je vous garde bien des choses aussi je suis dénuée de secours pour l’écriture le chevalier est chez son père4; Dantelmy est à Caderousse; reste Pouponne, qui est bien touchée de l’honneur de votre souvenir, mais qui nepeut encore me servir; mes yeux sont foibles ergos je vous quitte. Il n’est plus question de vapeurs; cette chose tierce étoit venue sans savoir pourquoi, elle est demeurée un mois sans se nommer, elle est partie sans prendre congé, et on ne lui a opposé ni médecin, ni médecine quelques bouillons de poulet ont fait l’affaire. Et savez-vous ce que c’étoit (je vais vous dire bien du mal de moi)? Les grandes frayeurs du tonnerre qu’il n’a point fait m’avoient gâté le sang à Belombre de façon que par ordre des médecins on me fait une cache 2. a de renfort qui. 5» (Édition de 1818.)

3. « du secours. » {Ibidem.}

4. Sur le père des Castellane, voyez ci-dessus, p. 4*î note s; mais vivait-il encore, ou y a-t-il ici quelque altération du texte ? 5. Ergo, « donc. »