Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/336

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77~ regi sez-

Ma!

regarder ceci comme une lettre et de me répondre laissez-en le soin à M. de Caumont; et vous, mon cher Marquis, je vous gronde de ce que vous ne me dites rien de cette précieuse santé. Cela me fait espérer que le Jarente, avec ses pois chiches, auroit un peu exagéré le mal, pour donner du prix au remède. Quoi qu’il en soit, donnez-moi, je vous prie, des nouvelles de tout cela, qui m’est bien cher et bien intime. Comme je crois que vous lirez ce que j’écris à Mme de Caumont, vous y apprendrez toutes mes détresses et ma situation passée, présente et future, s’il plaît à Dieu.

Je suis à vous plus qu’à moi-même. Donnez, je vous prie, de mes nouvelles au cousin la Bâtie*. Je ne suis capable de rien jusqu’aux fraîcheurs.

l44« DE MADAME DE SIlIIIANE A D’HÉRICOURT. ABelombre, le 25 août 1736.

M’y voilà, Monsieur mais hélas où sont mes voisins ? On nous promet un beau mois de septembre. Ce n’est point un compliment: je ne m’accoutume point à votre absence; votre lettre m’afflige et me console, j’y vois de tout. J’espère1 en M. Lenormant: un arbitre nommé par le conseil sera regardé un peu plus sérieusement. Vous êtes content du côté des ministres et de vos anciens amis. Le Grand Prieur vous fait bien des amitiés. Vous voyez bien que tout se dissipe. Les affaires domestiques s’arrangeront aussi. Calmez-vous, tranquillisez-vous, au nom de Dieu, et revenez nous voir. Je dînai lundi à 4. Voyez ci-après, p. 282, note 1.

Lettre i44- 1 Le passage quisuit, jusqu’à «Calmez-vous, etc. » manque dans l’édition de 1773.