Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/349

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oubli quiafflige^qui va au cœur, qui laisse c&ns un. étal qui approche de la misère. Je réclame toute -votre générosité, amitié, et j’espère que tout sera réparé en taul cas je vous livre à Villemont..

l5.0. DE MADAME DE SIMIANE A d’hÉUICOURT. Dua4 octobre 1736,

CE n’est point une tante que j’ai perdue, Monsieur, c’est ma belle-soeur, veuve de mon frère, que j’aimois bien, et avec raison; mais cette méprise ne m’empêche pas de recevoir avec tendre reconnoissance les marques de votre sensibilité pour tout ce qui me regarde. Je vous fais aussi mon compliment sur la mort de Monsieur votre oncle; je suis édifiée de vos regrets, mais ils ne peuvent être fondés que sur le genre de sa mort car du reste, selon que j’en puis juger et humainement parlant, n’est-ce pas une grande épine hors du pied, que le départ d’un homme que vous soupçonniez de mettre le désordre chez vous et de vous aliéner le cœur de Madame votre mère? Enfin, quoi qu’il en soit, j’ai vos sentiments et point d’autres ainsi réglez-les comme il vous plaira.

Vous apportez du Boulay un sang si doux, des réflexions si sages, que ce seroit bien dommage de gâter tout cela. J’ai envie de faire publier à son de trompe que le premier qui aigrira votre sang et qui interrompra votre tranquillité, de quelque façon que ce soit, sera puni sévèrement.

Je voudrois pourtant vous agiter un petit moment nu Lettre 1S0. 1. Cet alinéa manque dans l’édition de 1773.

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