Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/558

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47a NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE.

grand’mère; et que c’est tout ce qui nous reste de la branche de Rabutin Chantal, de la maison de Sérigné, et du dernier mariage du comte de Grignan, unique héritière des bonnes qualités et des biens de ces trois maisons l.

Suit (p. 10-14) la lettre de Mme de Simiane au comte de Bussy, que nous avons donnée plus haut (p. i5). En note, au bas de la page où commencent les quatre lettres à Coulanges qui sont en tête de l’édition Je Rouen et des deux éditions qui ont été calquées sur elle, on lit ce qui suit Quoique les quatre lettres suivantes ne soient point adressées à Mme de Grignan, on a cru devoir les comprendre dans ce Recueil, et on les y a rangées suivant leur date.

II. AVERTISSEMENT DE L’ÉDITEUR, PLACÉ EN TETE DE l/ÊDITION DE LA HAYE (1726),

AYANT LA PREFACE DE BUSSY3.

Voici un recueil nouveau et très-curieux des lettres de Mme de Sévigné, qui a tant de réputation pour le genre épistolaire, et dont le style naturel et délicat surpasse tout ce qu’on a jamais vu depuis qu’on écrit et qu’on lit des lettres. Ce n’est point un style exact, ni un langage mesuré et étudié; c’est un tour inimitable, et un air négligé rempli de noblesse et d’esprit. Les hommes qui n’ont jamais rien lu écrivent mal pour l’ordinaire; à peine savent-ils se faire entendre dans leurs lettres. Les femmes, lorsqu’elles ont de l’esprit, se tirent mieux d’affaire; mais pour peu qu’elles ayent de lecture et 1. « Unique* héritière des agréments et des biens de ces trois maisons, et du baron de la Garde, dont il est tant parlé dans ces lettres. » [Édition de la

llaj-e.)

a. L’édition de la Haye, où ces lettres, adressées à Coulanges, ne sont point placées, comme dans celle de Rouen, en tête de la Correspondance, ne reproduit point cet avis.

3. Cet avertissement se trouve également en tête du tome III des éditions de 1728 et de 1733, sans autre différence que l’omission des deux derniers alinéa. Le mot unique est échappé à M. de Bussy; car, comme il le dit luinrôme, Mme la marquise de Simiane est d’un second mariage de M. de Crignan, ayant eu du premier Mme la marquise de Vibraye; ainsi Mme la marquise de Simiane s’est pas unique héritière de la maison de Grignan. [Note de l’édition de Rouen 1726.) Cette note n’est pas dans l’édition de la Haye.