Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/590

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5o/t NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE.

Il existe deux éditions dites de Mouen*; elles portent la date de i6sfi, sans nom de lieu. L’édition originale est imprimée en gros caractères. Cela résulte de l’annonce faite de ce livre dans le Mercure de France du mois de mai i"2fi, où l’on indique que le tome Ier se compose de 3Si pages, et le Iî> de 3s4, nombres qui ne se rencontrent que dans l’édition en grosses lettres2. L’autre édition porte la même date, sans indication de lieu c’est une contrefaçon les fautes typographiques y sont plus fréquentes, et la nature des caractères fait penser qu’elle a été imprimée en Hollande.

Une autre édition, de même date, porte la rubrique de la Haye; elle contient environ quarante lettres ou fragments de plus que celle de Rouen.On lit dans cette édition, de même que dans la précédente,la lettre que Mme de Simiane écrivit au comte de Bussy, en lui envoyant la copie d’une partie des lettres de sa grand’mère, et une préface qui est nécessairement l’ouvrage de M. de Bussy, car elle contient des renseignements qu’un éditeur étranger à la famille de Mme de Sévigné n’auroit pu se procurer; l’on y retrouve d’ailleurs des expressions empruntées du portrait de Mme deSévigné que M. de Bussy le père avoit placé dans la généalogie de sa maison, et qui paroît aujourd’hui pour la première fois5.

On reconnoit, en lisant ces deux éditions, que Mme de Simiane a fait copier à peu près au hasard, et sans observer l’ordre des dates, les lettres de son aïeule qui lui ont paru devoir intéresser le plus son cousin. Des portions de lettres différentes y sont souvent réunies en une seule, parce que les feuilles sur lesquelles Mme de Sévigné écrivoit avoient été confondues, et que l’on ne pouvoitles mettre en ordre sans y apporter un grand soin. Beaucoup de dates sont altérées* On n’est pas étonné que Mme de Simiane ait commis des erreurs dans un travail qui a dû exiger de M. le chevalier de Perrin de très-longues recherches.

Mme de Simiane, croyant sans doute que cette copie ne sortiroit pas de sa famille, ne craignit pas d’y laisser quelques traits qui pouvoient blesser des personnes encore vivantes. Elle n’en retrancha même pas des passages d’après lesquels il sembloit que Mme de Griï. On ne peut donner qu’à l’une des deux, à celle qui est en grosses lettres, le nom d’édition de Rouen. Voyez ce qui est dit ci-dessus, p. 435 et suivantes, au sujet des deux éditions de 1726, autres que celle de la Haye, et d’une troisième dont M. Monmerqué ne parle point (n"" 2, 3, 4).

3. Voyez aussi l’Histoire littéraire de l’Europe, tome III, p. 78, septembre 1726. [Ifote de l’édition de 1818.)

3. Voyez les pièces préliminaires, p. xviij de l’édition de 1818, et notre tome I, p. 324 et 325.