Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/77

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DE MADAME DE SÉVIGNÉ, ETC. Lxxi

1714

menin, attaché à Monseigneur le premier Dauphin8, et depuis sa mort à Monseigneur le duc de Bourgogne, 1 devenu dauphin, fussent payés. Ces appointements sont dus pour cinq années (3o ooofr), et indispensablement nécessaires pour payer une foule de créanciers perdants du défunt, qui n’a laissé d’autre bien dans le monde. M. Desmaretz eut la bonté de répondre à Monsieur de Carcassonne qu’il n’étoit pas encore possible de satisfaire à oette espèce de dette; mais il lui laissa espérer dans cette réponse, qui subsiste, que insensiblement il donneroit des ordonnances, pour être payé en plusieurs années de tous ces arrérages. C’est à obtenir ces ordonnances, avec tels délais et telles assignations qu’il plaira à M. Desmaretz, que se réduisent M. le comte de Grignan et Monsieur l’évêque de Carcassonne (sensibles à l’honneur de la mémoire de leur frère), et sur quoi ils implorent le secours et les bons offices de M. le marquis et de Mme la marquise de Maillebois 4, espérant avec confiance qu’ayant l’honneur de leur appartenir’, ils voudront bien les leur accorder. Ils les assurent aussi d’une reconnoissance sincère et proportionnée à l’important service qu’ils leur rendront en cette occasion6.

3. Voyez tome VI, p. ayS.

4. Le marquis de Maillebois, maréchal de France en 1741, alors brigadier, maître de la garde-robe etUeutenant général en Languedoc, était le fils aîné du contrôleur général Desmaretz. Il avait épousé, en janvier I?i3, Marie-Emmanuelle d’AJègre.

5. Voyez la note suivante.

6. Le 9 mai 170S, l’évêque de Carcassonne seul (le comte de Grignan, son frère, était mort le 3o décembre 1714) renouvela cette supplique, en la faisant précéder de ces mots « L’évêque de Carcassonne envoie à M. Desmaretz le mémoire suivant, en lui rappelant les bontés qu’il a toujours eues pour lui, les relations de parenté qui unissent la maison de Grignan à celle de Desmaretz etenfin l’amitié Nous ignorons quelle pouvait être la parenté des familles de Grignan et Desmaretz. Quelque désir qu’on piît avoir d’appartenir