Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 7.djvu/533

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1686 que vous vous établissiez dans le Buron, et que vous remettiez cette terre en bon train, et que vous y trouviez votre compte et le nôtre.

Je voudrois bien avoir la copie de notre bail.

Je ne puis vous donner un autre homme pour agir suivant ce que vous me demandez, que le sieur Angebaut, mon procureur. Je ne connois point le sénéchal, ni les officiers qui sont à présent. Mandez-moi ce que vous me conseillez de faire là-dessus, et continuez, je vous prie, à faire toutes vos diligences pour découvrir les menées de la Jarie ; il ne faut pas un homme moins capable ni moins habile que vous pour nous tirer de ses mains. Ne perdez point courage pour toutes ces manières désagréables ; vous serez bien avoué de tout ce que vous ferez.

Adieu, Monsieur d’Herigoyen, jusques à mercredi : je vous recommande toutes choses, et prends en vous beaucoup de confiance.

M. de Rabutin Chantal.

Je serai à Paris dans trois jours.

Suscription : Monsieur d’Herigoyen, à Nantes.



1003. — DE CHARLES DE SÉVIGNÉ À D’HERIGOYEN[1].
Des Rochers, le 2e décembre 1686.

J’ai reçu votre lettre, Monsieur d’Herigoyen, et j’apprends par ma mère que la Jarie use de toute sorte de

  1. Lettre 1003.— 1. Cette lettre a été revue sur l’original ; elle n’est pas autographe ; la signature seule est de Charles de Sévigné.