Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 8.djvu/486

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qu’à s’en retourner; cela abrége bien des soins". Si cette nouvelleconlinue, notre Bretagneseramoinsagitée, etmon fils n’aura point le chagrin de commander la noblesse de la vicomté de Rennes et de la baronnie de Vitré ils l’ont élu w malgré lui pour être à leur tête. Un autre seroit charmé de cet honneur; mais il en est fâché, n’aimant, sous quelque nom que ce puisse être, la guerre par ce côté-là. Votre enfant est allé à Versailles pour se divertir ces jours gras; mais il a trouvé la douleur de la reine d’Espagne il seroit revenu, sans que son oncle le va trouver tout à l’heure. Voilà un carnaval bien triste, et un grand deuil. Nous soupâmes hier chez le Civil1’, la duchesse du Lude, Mme de Coulanges, Mme de Saint-Germain*9, le chevalier de Grignan, Monsieur de Troyes, Gorbinelli i0 nous fûmes assez gaillards; nous parlâmes de vous avec bien de l’amitié, de l’estime, du regret de votre absence, enfin un souvenir tout vif: vous viendrez le renouveler. Mme de Durfort21 se meurt d’un hoquet d’une fièvre 16. Nous avons vu (p. 470, note 16) que quatre jours avant celui où Mme de Sévigné écrivait cette lettre, les deux chambres avaient résolu que le prince et la princesse d’Orange seraient proclamés roi et reine. La cérémonie solennelle de la proclamation se fit le a3 février. 17. a Qui l’ont élu. » (Édition de 1787.)

18. Le Camus, lieutenant civil.

ig. Probablement Mme de Saint-Germain Beaupré, fille d’un conseiller au parlement. Voyez tome V, p. 3o,6,note 10. Mais ce pourrait être aussi la marquise de Saint-Germain, qui fut plus tard attachée à la duchesse de Berry, et dont Dangeau parle deux ou trois fois. 20. t Corbinelli et moi. » (Édition de 1754.)

ai. Marie de Durfort, sœur des maréchaux de Duras et de Lorges, dame d’atour de Madame, morte le i3 mai suivant. Elle ne fut point mariée, mais Dangeau et Madame (voyez la fidèle édition de M. Menzel, p. 4725 l’appellent, comme Mme de Sévigné l’appelait sans doute aussi, Mme de Durasfort. Le Dictionnaire de Moréri, où la date de sa mort est avancée de dix ans, nous apprend qu’elle s’était faite catholique en 1678 « C’est, ajoute l’auteur de l’article, la célèbre Mlle de Duras, en faveur de qui M. Bossuet eut la