Page:Sade - Aline et Valcour, ou Le roman philosophique, tome 1, 1795.djvu/43

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Valcour à Aline.

de tous ceux qu’elle voudra ; mais qu’elle me laisse les yeux d’Aline et son cœur……. J’attends votre réponse ; je l’attends comme les criminels attendent le coup de la mort. Ah ! si je la crains, c’est que je la devine……… Mais une heure, Aline,………… une seule heure…… ou vous ne m’avez jamais aimé…… Au moins éloignez cet homme qu’il n’aille pas avec vous à la campagne……… Je ne vous dis pas de refuser ses nœuds qu’on vous offre avec lui…… Non, Aline, je ne vous le dis point ; il est de certains cas où la recommandation même est un outrage, et je crois que c’est dans celui-ci. Oui, j’ose être sûr de vous, parce que je vous aime, parce que vous m’avez dit que je ne vous étais pas indifférent, et que vous ne voudriez pas arracher le cœur de votre ami.