Page:Sade - Aline et Valcour, ou Le roman philosophique, tome 1, 1795.djvu/87

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mais que rien de tout ceci n’aille au moins troubler nos amusemens ; il faut savoir conduire plus d’une intrigue de front, et le projet des plaisirs qu’on ne goûte pas encore, ne doit se former qu’au sein de ceux dont on jouit… Je t’attends ce soir chez nos déesses. Il y avait en vérité des siècles que nous n’avions fait un si sage arrangement que celui-là.

LETTRE DIXIÈME.


Aline à Valcour.
Vert-feuille, 15 Juillet.



Nous sommes établis, Valcour, et notre vie est décidée ; elle est libre et charmante ; il n’y manque que vous mon ami, pour la rendre délicieuse ; cette privation déjà sentie par la société, l’est bien plus vivement par mon cœur.

Laissez-moi vous dire comment nous vivons, je sais que ces détails vous plaisent,