Page:Sade - Histoire secrète d’Isabelle de Bavière, reine de France, Pauvert, 1968.djvu/294

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que, dans l’obligation d’adopter un parti, il préférait toujours celui de son beau-père.

Le duc s’empressa d’armer avec la résolution de s’approcher de la capitale ; ce qui, comme on le voit, ne ressemblait plus qu’au désir le plus franc et le plus sincère de servir son gendre ; mais on ne fut pas la dupe de cette nouvelle feinte, et provisoirement il lui fut défendu d’approcher de Paris. Jean se moqua des proclamations qui n’étaient pas même écoutées dans le lieu où elles étaient faites, et il continua de marcher. Dès lors, on prit des précautions afin de pouvoir au moins se défendre : onze mille hommes s’armèrent, dans Paris, et le chancelier d’Aquitaine déclara publiquement que la démarche du duc de Bourgogne n’était qu’une trahison nullement approuvée du dauphin. Ce mensonge ne prit pas plus que le reste.

Toutes les apparences du trouble et du désordre reparurent dans ce moment. À l’exception des portes Saint-Jacques et Saint-Antoine, toutes les autres se refermèrent, et le Parisien n’ayant fait que changer d’oppresseur, frémit en voyant la discorde planer encore sur ses foyers.

Le duc de Bourgogne s’avança jusqu’à Saint-Denis qu’il ravagea, quoiqu’il eût promis le contraire ; il envoya de là un héraut d’armes, chargé