Page:Sade - Histoire secrète d’Isabelle de Bavière, reine de France, Pauvert, 1968.djvu/297

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cette opinion. On leva une armée de deux cent mille hommes, à la tête de laquelle le roi voulut marcher. Les écharpes orléanaises reparurent et, ce qui déplut souverainement à tous les gens raisonnables, ce fut de voir confondre les intérêts du souverain avec ceux d’une faction, comme si le roi de France ne s’avilissait pas en arborant les couleurs d’un de ses vassaux.

Ce fut alors que le duc d’Anjou, pour se soustraire à ces nouveaux troubles, partit pour Tours, emmenant avec lui Charles, comte de Ponthieu, troisième fils du roi, qui venait d’épouser Marie d’Anjou, sa fille, et qui régna depuis sous le nom de Charles VII.

Tous les préparatifs que l’on vient de voir n’aboutirent encore qu’à de nouvelles précautions envers le duc de Bourgogne : par le traité d’Arras, il fut déchu d’une grande partie de ses prétentions. Des lettres d’abolition lui furent expédiées ; on lui enjoignit d’éloigner de sa personne tous les gens de sa suite suspects au roi et au dauphin, en se réservant de lui en nommer d’autres. Dès lors tous les signes de faction disparurent.

Ce fut dans ces circonstances que le nouveau roi d’Angleterre, Henri V, envoya des ambassadeurs en France, d’abord pour demander en mariage Catherine, sixième fille de la reine, ensuite