Page:Sade - Histoire secrète d’Isabelle de Bavière, reine de France, Pauvert, 1968.djvu/398

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Charles fut s’enfermer à l’hôtel Saint-Paul. Ses pénates sourirent aussitôt qu’il parut, et l’or des lambris du Louvre se ternit en voyant un Lancastre au trône de Clovis.

Parmi les jeux qui furent célébrés en cette occasion, on représenta des Mystères, spectacle à la mode pour lors, et dont on peut se donner une idée dans les bas-reliefs qui entourent le chœur de la cathédrale de Paris.

Peu de temps après, Henri convoqua des espèces d’états généraux ; il s’agissait d’un emprunt forcé : beau début pour un nouveau prince !… Mais comme cet impôt ruinait la France, il devenait digne d’un Anglais.

L’état auquel on réduisait le dauphin n’assouvissait pas encore assez la barbarie de sa coupable mère : ne s’occupant qu’à le perdre entièrement, elle imagina pour cela de faire demander par le duc de Bourgogne justice du meurtre commis à Montereau, dont ce jeune prince était loin d’être coupable ; et qui, grand Dieu, l’en eût pu soupçonner un instant, après les larmes sincères qu’avait fait couler de ses yeux un crime qu’il détestait. N’importe, l’arrêt fut prononcé et le dauphin fut déclaré meurtrier de Jean de Bourgogne et comme tel, lui et ses complices coupables du crime de lèse-majesté au premier chef,