Page:Sade - Histoire secrète d’Isabelle de Bavière, reine de France, Pauvert, 1968.djvu/41

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nache pour arriver dans les champs de la gloire[1].

En général, peignons pour intéresser, et ne racontons pas, ou si nous sommes obligés de raconter, que ce soit toujours en peignant.

Peut-être devons-nous dire encore un mot sur la nécessité où nous nous sommes souvent trouvés d’enlacer l’histoire de France dans celle de notre héroïne, mais Isabelle n’était-elle pas trop intimement liée aux événements de son peuple, pour qu’il devînt possible de s’occuper d’elle, sans parler, au moins tout autant, du siècle où elle vivait ? Cet écueil était inévitable, et nous sommes loin de redouter qu’on puisse refroidir l’histoire d’une reine de France en détaillant les événements d’un règne où elle prit une part aussi grande.



  1. « Jamais, dit Mably, il n’y aura d’histoire à la fois instructive et agréable sans harangues. Essayez de les supprimer dans Thucydide et vous n’aurez plus qu’une histoire sans âme. » Manière d’écrire l’histoire, p. 146.