Page:Sade - Histoire secrète d’Isabelle de Bavière, reine de France, Pauvert, 1968.djvu/423

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Mais les succès de Bedford ne répondirent pas aux intentions perfides de la reine. Son armée sortit deux fois des murs de Paris sans oser attaquer celle de Charles VII, brûlant d’en venir aux mains avec cet insolent étranger qui, se retirant chaque fois qu’on osait avancer vers lui, laissa le jeune prince s’emparer de toutes les villes voisines, qui s’empressaient de lui porter leurs clés avec l’enthousiasme qui caractérisa toujours la nation française.

Pour balancer ou détruire toutes les précautions prises par le régent, à dessein de maintenir les habitants de Paris sous l’autorité des Anglais, les partisans de Charles firent circuler dans la capitale des écrits promptement soustraits par les émissaires de la reine qui, de leur côté, ne cessaient de répandre qu’il était impossible que jamais Charles pût oublier les injures qu’il avait reçues des Bourguignons toujours chaudement servis par les Parisiens, et que si jamais les portes de Paris s’ouvraient à Charles, il n’y rentrerait que pour mettre tout à feu et à sang, pour en détruire tous les édifices et faire passer la charrue sur le sol qu’aurait occupé la ville.

Charles, pour toute réponse, marcha vers Paris,

    Londres, et qui n’est point celui (très apocryphe) cité par les historiens, qui n’ont pas pu ou qui n’ont pas voulu en approfondir davantage.