Page:Sade - Histoire secrète d’Isabelle de Bavière, reine de France, Pauvert, 1968.djvu/88

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vinrent prendre la défense du lit de justice et du cerf. Charles avait adopté pour emblème la figure de cet animal. Un homme caché dirigeait à l’aide d’un ressort les mouvements du cerf, qui prit une épée dont il agitait l’air ; il paraissait menaçant et roulait des yeux enflammés.

« C’est à quoi se bornait l’adresse des machinistes de ce siècle.

« La reine allait entrer sur le Pont au Change, lorsqu’un voltigeur descendit avec rapidité sur une corde tendue depuis le haut des tours de Notre-Dame jusque sur le pont. Comme il était déjà tard, il tenait de chaque main un flambeau allumé.

« Le roi eut la curiosité d’assister à tous ces spectacles, et monta à cet effet sur la croupe du cheval de Savoisi, l’un de ses chambellans, au risque de se faire battre et renvoyer par les sergents chargés de la police. Cette aventure fit le sujet des plaisanteries du soir.

« L’évêque de Paris reçut la reine à l’entrée de la cathédrale ; elle fit ses offrandes qui consistaient en quatre pièces de drap d’or, auxquelles elle ajouta la couronne qu’elle avait reçue en entrant ; on lui en remit aussitôt une autre.

« Le lendemain se fit la cérémonie du couronnement dans la sainte chapelle du palais. Isabelle se