Page:Sade - La nouvelle Justine, ou les malheurs de la vertu, suivie de L'histoire de Juliette, sa soeur, tome 5, 1797.djvu/215

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rajuster, lui présente un verre de liqueur, dosé comme il faut, et le conduit dans une chambre, où il s’endort d’un si profond sommeil, qu’il ronflait encore plus de huit heures après.

À peine est-il disparu, que Dorval entre ; vous êtes délicieuse, mon ange, s’écrie-il en m’embrassant, je n’ai rien perdu de votre manœuvre, voyez, poursuivit-il en me montrant un vit plus dur qu’une barre de fer, voyez l’état où votre procédé m’a mis, et se précipitant avec moi sur le canapé, je vis que la manie de ce libertin était de dérober, avec sa bouche, le foutre qui venait de m’être lancé dans le con ; il le pompa avec tant d’art, frétilla si délicieusement avec sa langue, sur tous les bords et jusqu’au fond de ma matrice, que je l’inondai moi-même… mille fois plutôt, peut-être, en raison de la singulière action où je venais de me livrer… en raison du personnage qui venait de me la faire commettre, qu’à cause du plaisir que je recevais de lui ; car, à quelque point qu’ils affectassent mon physique… mon moral, je ne puis le cacher, était encore bien plus ému de l’horreur gratuite que les séduc-