Page:Sade - La nouvelle Justine, ou les malheurs de la vertu, suivie de L'histoire de Juliette, sa soeur, tome 5, 1797.djvu/216

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


tions de Fatime et de Dorval, me faisaient aussi délicieusement entreprendre,

Dorval ne déchargea point ; je lui remis et la bourse et le porte-feuille ; il prit l’un et l’autre sans aucun examen, et je cédai la place à Fatime. Dorval m’emmena, et pendant qu’il examinait par un trou la manière dont ma camarade s’y prenait pour en venir au même but, le libertin se fit branler, il me le rendait. De tems en tems, sa langue s’enfonçait au fond de mon gozier, il paraissait dans une extase réelle. Sublimes effets de la réunion du crime et de la luxure, combien vous prêtez d’énergie au délire des passions ! La façon leste dont Fatime opère, détermine enfin l’éjaculation de Dorval ; se serrant alors contre moi, il m’enconne jusqu’à la matrice, et m’inonde des preuves non équivoques de l’extase qu’il vient de goûter.

Dorval vigoureux retourne à ma compagne ; comme il m’avait laissé au trou, rien ne m’échape ; il se courbe de même entre les cuisses de Fatime, et va pomper, de la même manière, le foutre perdu par Conrad, il s’empare du vol et les