Page:Sade - La nouvelle Justine, ou les malheurs de la vertu, suivie de L'histoire de Juliette, sa soeur, tome 5, 1797.djvu/344

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j’effrayerais tellement les hommes, qu’il n’en serait peut-être pas un seul qui osât m’approcher sur la terre ; j’ai porté l’impudence, et le crime, le libertinage et l’infamie au dernier période ; et si j’éprouve quelque remords, je proteste bien sincèrement qu’il n’est dû qu’au désespoir de n’en avoir pas assez fait. La prodigieuse agitation dans laquelle se trouvait Noirceuil, me convainquit que l’aveu de ses erreurs l’échauffait presqu’autant que leur action même. J’écartai la robe flottante qui l’enveloppait, et saisissant son membre plus dur qu’une barre de fer, je le plottai légèrement dans mes mains ; il distillait le foutre en détail. Que de crimes me coûte ce vit, s’écria Noirceuil, que d’exécrations je me suis permises pour lui faire perdre son sperme avec un peu plus de chaleur ; il n’est aucun objet sur la terre que je ne sois prêt à lui sacrifier ; c’est un Dieu pour moi, qu’il soit le tien, Juliette ; adore le, ce vit despote, encense-le, ce Dieu superbe ; je voudrais l’exposer aux hommages du monde entier ; je voudrais qu’il y eût un homme là, qui lit mourir dans d’affreux supplices tous ceux qui ne voudraient pas se courber devant lui… Si