Page:Sade - Oxtiern, ou les Malheurs du libertinage,1800.djvu/31

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Ernestine, à Amélie, avec un mouvement de joie.

C’est mon père ! il aura reçu mon billet, il arrive !


Casimir, à Oxtiern.

Monsieur, ne vous montrez point ; il est très essentiel que vous ne voyiez point cet homme-là ?


Oxtiern, à Ernestine.

Pardon, des soins importans m’appellent ; puis-je me flatter de vous retrouver un peu plus calme ?


Ernestine, noblesse et fermeté.

Oui, oui, comptez sur moi, Monsieur ; vous ne me verrez jamais au-dessous du caractère que vous devez me supposer… Vous m’avez cru méprisable, sans doute, votre conduite au moins me l’a prouvée ; vous conviendrez bientôt, que je méritais votre estime.


Oxtiern, se retirant.

Ah ! vous mériterez toujours mon cœur.




Scène VII.


ERNESTINE, AMÉLIE.



Ernestine, très rapidement.

Vole, Amélie, savoir quel est cet étranger… Ciel ! si c’étoit mon pere !