Page:Sade - Oxtiern, ou les Malheurs du libertinage,1800.djvu/4

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là, je vous en réponds… Dans un quartier tranquille… C’est sur le jardin : pas le moindre bruit des voyageurs.


Casimir.

À merveille. (Prenant Fabrice à part et mystérieusement). — Monsieur Fabrice ?


Fabrice.

Eh bien !


Casimir.

C’est un homme bien extraordinaire, que mon maître : convenez-en, vous qui le connaissez depuis sa jeunesse…


Fabrice.

Je connais le comte Oxtiern depuis longtemps ; et c’est à cause de cela que je parie qu’il n’y a pas un mortel plus dangereux dans toutes les provinces de Suède.


Casimir.

Oui ; mais il paye bien.


Fabrice.

Et c’est ce qui le rend plus redoutable : il n’y a rien de si pernicieux que l’or dans la main des méchans… Qui peut résister à celui qui possède le plus sûr moyen de toutes les corruptions… Mon ami, je voudrais qu’il n’y eut de riches que les honnêtes gens… Mais, dites-moi, je vous prie, quelle est cette nouvelle aventure ?


Casimir.

Une fille charmante… Oh ! Monsieur Fabrice, quel dommage ! Grand Dieu ! vous l’avez permis !