Page:Sade - Oxtiern, ou les Malheurs du libertinage,1800.djvu/50

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des horreurs du Comte, je vole à Stokolm, je dégage votre jeune ami des fers où le captivait Oxtiern : vous voyez le premier usage qu’il a fait de sa liberté.


Herman.

Le lâche, sa défaite m’a bien peu coûté ; il est si aisé de triompher d’un traître. Vainqueur, je suis accouru, Monsieur, vous éclaircir sur les forfaits dont on vous rendait malgré vous l’instrument, et vous demander la main de cette fille adorée que je vous conserve, et que j’ose me flatter d’avoir mérité maintenant.


Le Colonel, le geste de l’approbation et
de la douleur.

Ernestine, à Herman.

Puis-je encore prétendre à ce bonheur ?


Herman, tendrement à Ernestine.

Ah ! les crimes d’un scélérat tel qu’Oxtiern pourraient-ils donc flétrir le plus bel ouvrage de la nature ?


Le Colonel.

Oh ! Fabrice, que de reconnaissance ! comment pourrons-nous nous acquitter ?…


Fabrice.

Par votre amitié, mes amis, je la mérite ; j’ai fait de mon argent le meilleur usage… Punir le crime et récompenser la vertu… que quelqu’un me dise s’il est possible de le placer à un plus haut intérêt !…


Fin du troisième et dernier Acte.